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Témoignage Jérôme Sosa

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Améliorer ses pratiques techniques pour maîtriser ses coûts de production

Jérôme Sosa installé en caprin lait, travaille en partenariat avec le service Elevage Bassin Sud des Chambres d’Agriculture 09-32-65 et Capgènes pour améliorer ses résultats technico-économiques.

Jérôme Sosa s’est installé en 2003 en production caprin lait. L’exploitation située sur la commune de Brie, comporte aujourd’hui 60 hectares de SAU et un cheptel de 180 mères avec une production totale de 160 000 Litres de lait. Agé de 36 ans, Jérôme a fait le choix d’améliorer ses pratiques techniques pour maîtriser son coût de production. « Etant seul sur l’exploitation, je réalise plusieurs périodes de mise-bas. Cela me permet de mieux gérer les pointes de travail, de limiter les pertes et de pouvoir davantage travailler sur la sélection de mon troupeau » présente Jérôme.

Adhérent à Elevage Bassin Sud pour améliorer ses résultats technico-économiques

Depuis 2008, Jérôme adhère au contrôle de performance et à l’appui technique « mon objectif initial était d’être plus performant et de travailler sur la sélection des chevrettes. Aujourd’hui, les évolutions de la grille de paiement du lait nous obligent également à travailler sur la qualité du lait. Depuis 2012, de fortes pénalités sont appliquées en fonction du taux cellulaire. En 2013, cette pénalité était de 90€/1000L ».Ce travail en partenariat avec la Chambre d’agriculture lui a permis d’obtenir de réels résultats techniques : « lors de mon installation, j’avais des taux protéique à 32, aujourd’hui, je suis à 35, ce qui me permet une valorisation supplémentaire de 33€/1000L ».

Yohan Valette, conseiller spécialisé en Caprin et Ovin lait à Elevage Bassin Sud, se rend sur l’exploitation une fois par mois pour analyser avec l’exploitant les résultats des chèvres en lactation. Pour l’exploitant, cet appui technique est important car « suite aux résultats du contrôle de performance, nous sélectionnons pour la reproduction, les meilleures femelles en terme de quantité et de qualité de lait. Les femelles en lactation sont également triées en fonction de leur taux cellulaire pour que celles trop excrétrices soient traites à la fin pour éviter tout contamination, voire même taries ou réformées ».
L’alimentation est également abordée lors des appuis techniques : « sur mon exploitation, nous arrivons à un taux de fécondité de 65%en insémination artificielle, grâce notamment à une gestion optimale de l’alimentation. Je suis autosuffisant en fourrage mais pas en concentré, il est ainsi indispensable d’optimiser les charges alimentaires. Pour cela, les animaux sont regroupés par lot en fonction de leur état physiologique et de leur production laitière ».

Jérôme Sosa a opté pour la pratique de la lactation longue sur les mères ayant un niveau génétique moyen ce qui lui permet de mieux valoriser le lait sans incidence sur la quantité produite.
Le reproduction, étape clé dans la sélection des animaux

Pour ce chef d’exploitation, la reproduction est également un élément incontournable. Jérôme témoigne :« Depuis 2010, j’adhère a Capgènes, ce qui me permet de poursuivre le travail réalisé grâce aux conseils de Yohan Valette et de travailler sur l’amélioration génétique de mon troupeau. Le centre d’insémination réalise des échographies avant chaque insémination pour vérifier les animaux pseudo-gestants.
Les 60 meilleures chèvres de mon troupeau suivent le protocole d’insémination chaque année, mais seules les femelles en chaleur entre 24 et 30 heures après le retrait de l’éponge sont inséminées. Nous gardons chaque années les meilleurs boucs et toutes les chevrettes issues d’insémination. Nous avons des leviers pour évoluer techniquement, mais nos marges sont réduites ; il faut donc être attentif à l’amélioration de nos résultats technico-économiques si l’on veut poursuivre notre métier face à la conjoncture actuelle ».

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