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Pyrale

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Pyrale

Adulte

Le papillon mesure environ 25 mm de large. Les mâles, dont l'abdomen dépasse le bord des ailes repliées, sont plus foncés que les femelles qui sont jaune pâle.


Larve

Les larves mesurent de 2-3 mm à 20 mm selon le stade larvaire. De couleur gris clair, elles présentent sur le dos une ligne longitudinale gris foncé.

En France, la pyrale présente un nombre de cycles variable.

Elle est monovoltine, en Alsace, Bourgogne, Franche-Comté et Auvergne (cycle univoltin). Même les années très chaudes, comme en 2003, cette pyrale ne développe qu’une seule génération.

Ailleurs, elle réalise deux générations ou plus (cycle plurivoltin). La quasi-totalité des individus de 1ère génération donnent lieu à une 2ème génération dans les sud-ouest et le sud-est. Partout ailleurs, une part variable d'individus de 1ère génération est susceptible de donner une 2ème génération, suivant les conditions climatiques du printemps et de l'été.

La pyrale passe l’hiver sous forme de larve en diapause. Au printemps, à partir de la fin avril, plus ou moins tôt suivant les années, elle va se nymphoser. La nymphose a lieu en mai et en juin pour la 1ère génération. La sortie des adultes s'échelonne sur un mois environ, entre mi-mai et mi-juillet selon les régions.

Dans les situations où il y a une seule génération, les chenilles au dernier stade larvaire se réfugient dans le collet pour passer l’hiver.

Dans les situations où plusieurs générations peuvent se succéder, une certaine proportion de larves (parfois la totalité, selon les conditions climatiques) issues des papillons de 1ère génération vont se nymphoser et donner lieu à un 2ème vol qui se déroulera  de mi-juillet à mi-août, suivant les  régions et les années. La ponte de la seconde génération se fait sous les feuilles, voire parfois sur les épis, selon le stade de développement de la plante. Les larves creusent des galeries dans les tiges, les pédoncules et les épis. Elles créent des portes d'entrée aux spores de Fusarium (Maladie du maïs : fusariose).

Quels sont les dégâts ?

Les dégâts s’observent de la 12 feuilles du maïs jusqu’à la floraison :

  • Perforations des feuilles symétriques par rapport à la nervure centrale (aspect "coup de fusil"),
  • Sciure à l’aisselle des feuilles, là où la larve pénètre dans la tige,
  • Présence des chenilles,

De la floraison à la maturité :

  • Présence des chenilles dans les tiges, pédoncules ou dans l'épi,
  • Présence de sciure,
  • Panicules cassées, Casse de pédoncule et chute d'épi    

 

Moyen de lutte

Solutions préventives

Après la récolte : le broyage fin des cannes de maïs, que l'on soit en monoculture de maïs ou en maïs assolé, va diminuer la population de larves de pyrale présentes à l'automne de l'ordre de 70 à 80% (selon la qualité du broyage et le climat hivernal).

Les larves de pyrale sont très résistantes au froid. Cependant, pluies et températures douces entraînent de façon significative des développements de pathogènes sur les larves diapausantes (en sommeil). Certaines années, cela contribue à la diminution de population de pyrale.Les mesures prophylactiques réalisées à l'échelle du bassin de parcelles sont plus efficaces qu'une lutte individuelle. Dans la mesure du possible, la lutte doit être collective.

Solutions curatives

Il n'existe pas de solution de lutte curative à proprement parler. La lutte vise les oeufs (à l'aide de trichogrammes) ou les jeunes larves (produit phytopharmaceutique insecticide) avant que celles-ci ne se réfugient dans la plante et occasionnent les dégâts.

Lutte en végétation : suivant la situation géographique et la présence d'une seule génération ou de deux générations, la lutte contre la pyrale peut faire appel à différentes stratégies, visant la 1ère ou la 2ème génération.

Consultez le dépliant Lutte contre les adventices, les ravageurs et maladies publié chaque année par ARVALIS.

 

Liens utiles

Où trouver les résultats de la surveillance ?
Sur le Bulletin de Santé du Végétal – ARVALIS-GNIS

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