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Pratiquer la submersion

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L’irrigation gravitaire (par submersion ou à la planche) est une technique d’irrigation ancestrale qui a façonné tout le territoire de l’Adour. Similaire aux cultures des rizières, les parcelles cultivées sont totalement immergées durant un laps de temps (tour d’eau). Les principales cultures concernées aujourd’hui sont les prairies et le maïs grain.

Au cours de l’histoire, des dérivations artificielles ont été mises en place, avec la création d’un réseau de canaux très ramifiés ayant pour but d’alimenter les moulins. Ces dérivations restituent l’eau à l’aval, souvent après un long trajet. Aujourd’hui ces canaux ont pour principale fonction l’irrigation des cultures (submersion et aspersion). Ils sont gérés par différents types de structures de regroupement d’irrigants tels que les Associations Syndicales Autorisées (ASA) et les Association Syndicales Libres (ASL).

La submersion est en déclin depuis le début des années 2000. En effet, on compte aujourd’hui environ 600 ha déclarés pour cette pratique sur le seul bassin de l’Adour contre 1887 ha en 2000 sur tout le bassin, soit une diminution de 70% des surfaces cultivées.

La submersion concerne surtout 2 types de cultures en 2016, à savoir le maïs grain qui représente 60% des surfaces indiquées en submersion et les prairies avec 40% des surfaces indiquées. Le nombre annuel de tour d’eau varie donc selon l’assolement de la parcelle (la prairie nécessite beaucoup moins d’eau que le maïs), les conditions météorologiques et les habitudes locales. La durée moyenne des tours d’eau est très hétérogène (valeurs extrêmes : de 2 à 36 heures).

Cette pratique est soumise à la même réglementation que pour des pompages.
Sur le bassin de l’Adour, classé en ZRE, la pratique de la submersion est possible sous réserve de signer et de respecter annuellement la charte des bonnes pratiques de la submersion. Cette charte permet notamment de se substituer à l’obligation de comptage. Il est important également de noter que pour sa redevance annuelle, l’Agence de l’Eau Adour-Garonne estime que la consommation sur parcelle avec cette technique équivaut à 10 000 m3/ha.

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